05.11. Konzert in Berlin mit Sidi Wacho und Bocafloja w/ Immasoul

Sidi Wacho:

LIBRE
Ma caravane s’installe pour faire aboyer les yinches
J’entends des dents qui grincent et les connards qui grinchent
ils voulaient que d’la ginche, mais y a mes textes qui coincent
ici c’est pas l’comédie club, y a leurs égos qui rincent
Ici rien à boire pour les ânes qui n’ont pas soif
fais pas l’zehef, t’auras peut être un autographe
y a qu’le stress qui inspire mes paragraphes
et j’ai écrit ce couplet après un rendez-vous à la CAF.
Donc mes idées sont en place, mes réalités sont tenaces
en fin de mois la grimace, mais le nif est pugnace
donne-moi un arc et des flèches et une instru qui tabasse
et j’t’enverrai des vibes qui t’feront kiffer ta race !
Refrain/ Corro
Creando van caricaturas de lo popular
Alimentando postales folklóricas
Con melodías plásticas de academia
Arrastran el sinsentido de la moda pasajera
Les falta calle les sobra pose
Como se nota que no conocen
El ritmo del fuego y la adrenalina del verso
Que se cocina en los cuerpos canturreando con los cuero
Et comme des clowns tristes, on s’exprime sur la piste
laisse passer les artistes, inspiration indigéniste
un folklore populaire, une technique de combat
une vibration d’prolo, pour faire trembler les bourgeois
une incitation à la révolte, une transmission ancestrale
une communion fraternelle, un doigt d’honneur magistral
l’arrogance du peuple, la rage des terres coloniales
des chants et des danses quand ma caravane s’installe
Refrain/ Corro
Mi caravana viene por años viajando
Entre los guetos, los rincones va buscando
Todas las voces, la alegría el sabor ,
mi caravana es un refugio a la opresión
Todos los días resistimos el engaño
Humillaciones, privaciones aguantamos
Con el salvaje ritmo de la indignación
Cargada va la fuerza de nuestra canción
Refrain/ Corro
Peintures guerrières, rituels amers
cotillons dans la poussière, viscères à découvert
audace en bandoulière à l’unisson vocifèrent
mon folklore, mon art, mon arbalète, mon lance-pierre
méthodes bordéliques, les cancres ont la parole
symphonie cabossée, on chante comme des casseroles
orchestre déglingué, on veut pas l’premier rôle
fanfare colérique « free Palestine » sur la banderole


Con sabor
Donne-moi de l’essence, du carburant inflammable
des gens dingues, des frères et des potos ingérables
j’veux des rêves qui s’enflamment, des sensations qui s’embrasent
du poivre, des épices et du piment dans nos phrases.
Ramène-moi des odeurs et des histoires du quartier
de l’argot, du patois et des fautes de français
des accents parfumés, parsemés de grossièretés.
Fais pas le civilisé ! t’as pas vu que tu étais grillé ?
Ramène-moi autre chose que la fadeur ambiante,
que la tiédeur récurrente et la mollesse répugnante.
Donne-moi autre chose que les versions officielles,
hablas como un gringo, vas-y change ton logiciel.
Pour mes oreilles, ma bouche, mes yeux, mon âme,
pour mon coeur ma peau, mon sang mon crane,
Abreuve-moi de saveurs, de senteurs, de couleurs
moi j’aime les rêveurs, les créateurs, les bordeleurs
Alors parle-moi de culture, de la terre de tes ancêtres
De leurs luttes, leur histoire et rebellions contre leurs maîtres.
Parle-moi de Lumumba, de Sankara, de Malcom
Parle-moi de Steeve Biko, de Guevara et de Fanon.
Parle-moi avec passion et rage, réveille les cicatrices
Césaire nous dit que la colère est créatrice
Alors vas-y balance, mets les tripes sur la table
Surtout n’aies pas la trouille si bwana pète un câble.
On nous impose des normes, je refuse de suivre comme une bourrique
Moi je veux des mots qui piquent et de la zik qui revendique
Casser la baraque, plastiquer la boutique
Péter le protocole, décoloniser la république

Bocafloja:

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sidi3